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Pourquoi les langues déclinent?
Sorosoro ne s’intéresse pas seulement à la préservation des langues. Nous estimons qu’il est aussi important, lors de nos tournages, de recueillir la parole des locuteurs sur des sujets contemporains.
Par exemple, nos équipes leur posent des questions sur la façon dont ils vivent le passage d’un mode de vie traditionnel à un mode de vie plus urbain, plus technologique, sur les problèmes que ces changements apportent, sur la manière dont ils envisagent leur propre avenir.
Sur la langue, nous leur demandons ce qui, de leur avis, en cause le déclin, et s’ils pensent qu’elle survivra aux contacts avec l’extérieur et au contexte de la mondialisation. Et il s’avère souvent que, d’un coin à l’autre du monde, les mêmes causes ont les mêmes effets, et les situations décrites sont souvent similaires.
Le déclin de la langue akélé
L’akélé des lacs, aussi appelé mutumbudié (ou metombolo) n’est plus parlé que par une cinquantaine de personnes, dans la région des lacs, au Gabon.
Sorosoro a demandé à deux locuteurs, Théodosie et Jean Kédine, de nous parler du destin de leur langue.
Voir la page sur la langue akélé
Linguiste : Jean-Marie Hombert
Image et son : Luc-Henri Fage
Montage : Caroline Laurent
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Le déclin de la langue punu
Le punu est la langue des Bapunu, la deuxième ethnie du Gabon en population. C’est une langue bantu parlée dans la région de Tchibanga. Le déplacement récent de Bapunu de plus en plus nombreux vers les grands centres urbains entraîne une perte progressive des connaissances de la culture et de la langue.
Sorosoro a demandé à un locuteur, Kwenzi Mickala, de nous parler du déclin de sa langue.
Voir la page sur la langue punu
Linguiste : Jean-Marie Hombert
Image et son : Luc-Henri Fage
Montage : Caroline Laurent
Voir toutes les vidéos en punu
Le déclin de la langue mpongwe
Les Mpongwè sont, après les Pygmées Akowa aujourd’hui disparus, les premiers habitants de Libreville, sur la rive droite de l’estuaire du Gabon. Le nombre de locuteurs est réduit puisqu’on en compte moins de 5000. Conscients du danger de disparition de leur patrimoine traditionnel, les Mpongwè ont créé des structures pour la sauvegarde de la langue et de la culture.
Sorosoro donne la parole à deux personnes issues de la communauté Mpongwè au Gabon, Henriette et Kialla, qui nous parlent de leur vision de l’avenir de leur langue.
Linguiste : Patrick Mouguiama-Daouda
Image et son : Muriel Lutz
Montage : Caroline Laurent
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Le déclin de la langue kaqchikel
Le kaqchikel est une des 30 langues mayas (21 sont parlées au Guatemala et 9 au Mexique). On estime à environ un demi-million le nombre de locuteurs de kaqchikel, majoritairement bilingues en espagnol. Malgré une situation démographique à priori favorable, le kaqchikel, en perte de vitesse chez les jeunes générations, se transmet de moins en moins. Avec lui, des pans entiers de la culture et des savoirs mayas sont menacés de disparition.
Sorosoro a demandé a B’alam Tija, locuteur de kaqchikel, de nous parler du déclin de sa langue.
Linguiste : Nikte Sis Iboy
Image et son : José Reynès
Montage : Caroline Laurent
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